عربي   Français   English

 


  

Violation du consulat d'Algérie à Casablanca: M. Lamamra déplore l'absence d'excuses de la part du Maroc 01/01/2014

 Le Ministre des Affaires étrangères, M. Ramtane Lamamra, a affirmé mercredi qu'il n'y a pas eu d'excuses de la part du Maroc suite à la violation, en novembre dernier, du siège du consulat général d'Algérie à Casablanca et de la profanation de l'emblème national, contrairement à la France qui a exprimé ses regrets quant aux propos du président, François Hollande, sur la sécurité en Algérie.

"Il y a eu des communications téléphoniques du ministre français des Affaires étrangères au ministre algérien des Affaires étrangères, du président français au président algérien, qui ont comporté des mots extrêmement importants dans les relations entre les deux pays, avec le Maroc il n'y en a pas eu", a déploré M. Lamamra lors de son passage à l'émission "Sur le fil" de Canal Algérie.

"Il ne m'appartient pas de dire ce qui relèverait du style national de chacun des pays. Un incident s'est produit également avec la France, tout le monde a pu noter les coups de téléphones, les communiqués et les excuses de ce pays. Y'en a eu des excuses de la part de Rabat?", s'est-il indigné.

Affirmant que l'Algérie entretient des relations amicales avec la plupart des pays à travers le monde, M. Lamamra a fait savoir "que l'on soit d'accord ou en désaccord avec nous sur tel ou tel point, je ne pense pas que la seule manière de montrer un désaccord c'est de s'en prendre à l'emblème national".

"Il faut que nous soyons responsables et que nous apprenions à être en désaccord d'une manière civilisée", a-t-il relevé, précisant que les "désaccords objectifs" ne devraient pas empêcher les pays voisins de vivre ensemble, de coopérer et de circonscrire les espaces de désaccord.

"L'Algérie est respectueuse de la souveraineté d'autrui, veille scrupuleusement à l'équilibre des intérêts, n'exploite personne et ne se projette jamais en terme d'extension chez personne", a réaffirmé le chef de la diplomatie algérienne, rappelant que les principes en lesquels le pays croit sont "extrêmement réconfortants pour tous (les pays) voisins et pour le reste de la communauté internationale".