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UA-SOMMET Début des travaux du 17e sommet ordinaire de l'UA à Malabo 30/07/2011

 UA-SOMMET

jeudi 30 juin 2011

Début des travaux du 17e sommet ordinaire de l'UA à Malabo

Les travaux du 17e sommet ordinaire de l'Union africaine (UA) ont débuté jeudi à Malabo avec la participation de plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement africain, dont le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.

Ayant pour thème l'accélération de l'autonomisation des jeunes pour un développement durable, ce sommet aura aussi à examiner plusieurs questions politiques de l'heure, dont entre autres un plan-cadre arrêté lors de la réunion du comité ad hoc de l'UA sur la crise libyenne qui a terminé ses travaux à une heure tardive de mercredi.

Il aura également à examiner le projet de décision de la 19ème session du Conseil exécutif de l'UA, relative au soutien à la demande palestinienne d'être reconnue comme Etat membre de l'Organisation des nations Unies.

Une déclaration sanctionnera les travaux de la première journée consacrée au thème central du sommet.

La deuxième journée du sommet sera consacrée à l'examen du budget de l'exercice financier de l'UA pour l'année 2012, la nomination d'un membre de la Commission du droit international de l'UA ainsi que la nomination de cinq membres de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, à laquelle l'experte algérienne en droit international, Mme Maya Sehli a été élue, lors du sommet du conseil exécutif de l'UA.

Parmi les sujets qui seront examinés par les Chefs d'Etat et gouvernement de l'UA, lors de la journée du vendredi, il y a lieu de citer les recommandations du Conseil exécutif sur le rapport de la Commission sur la mise en oeuvre des décisions précédentes du Conseil exécutif et de la Conférence et le rapport du Conseil de la paix et de la sécurité sur ses activités et sur la situation de la paix et de la sécurité en Afrique, y compris les activités du Groupe des sages.

Le rapport du Comité d'orientation des chefs d'Etat et de gouvernement du NEPAD et celui du Comité des Dix sur la réforme des Nations unies, seront aussi parmi tant d'autres sujets soumis aux débats du 17e sommet ordinaire de l'UA.

Le président Bouteflika avait insisté, lors de son intervention à la réunion des dirigeant africains de préparation pour Rio+20, dédiée au développement durable, sur la nécessité pour l'Afrique de "veiller à ce que le processus préparatoire soit transparent et inclusif de manière à assurer dans toutes ses phases et à tous les niveaux des discussions une présence effective et active de l'Afrique".

Il avait également mis en exergue, dans ce contexte, le concept de l'économie verte, autour de laquelle, avait-il signalé, il n'existe pas encore de consensus sur sa définition, ni sur les modalités précises de son développement.

C'est ainsi qu'il avait plaidé pour que les pays africains "apportent leur contribution à ce nouveau concept et développent une position en coordination avec le Groupe des 77".

Considérant que l'économie verte "est incontestablement l'enjeu du futur et représente un gisement considérable de croissance pour les prochaines décennies", il avait préconisé l'organisation d'une transition "ordonnée" qui suppose, avait-il souligné, "la facilitation des transferts des technologies propres et le développement des capacités".

"Il importe aussi de poser les bases d'une coopération internationale rénovée pour que l'économie verte ne soit pas source de déséquilibre et d'inégalité de développement", avait préconisé, à ce propos, le Chef de l'Etat.

A la réunion du Comité des Chefs d'Etat et de gouvernement africains sur les changements climatiques, le président Bouteflika avait mis en exergue la position commune des pays africains, sur cette question, soulignant, à ce propos, qu"'en maintenant sa cohésion, l'Afrique s'est imposée comme un acteur à part entière dans les négociations internationales sur le climat".

"Ces négociations comportent de grands enjeux pour le continent qui se trouve être le plus affecté par le phénomène des changements climatiques dont il n'est aucunement responsable", avait relevé le président de la République lors de cette réunion.