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M. LAMAMRA évoque à l'OCI les défis qui secouent le monde musulman 28/09/2013

Le ministre des Affaires étrangères, M. Ramtane LAMAMRA, a abordé lors de la réunion ministérielle de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), tenue vendredi à New York, les multiples défis auxquels fait face le monde musulman, en citant notamment la crise syrienne, la question palestinienne, le Mali ainsi que le problème de l'islamophobie. 

Concernant la Syrie, le ministre a réitéré que l’Algérie plaidait pour une solution politique rapide qu'une action militaire, surtout étrangère, ne saurait apporter, comme il a condamné l'utilisation des armes chimiques quels qu’en soient les auteurs. 

M. LAMAMRA a également soutenu que les changements et les ouleversements 
intervenus dans le monde arabe ne devraient pas détourner les pays de l'OCI de la question palestinienne. 

A ce propos, il a déclaré que l’Algérie avait accueilli favorablement la relance des pourparlers de paix entre Palestiniens et Israéliens à l’initiative des Etats-Unis. 

En outre, a-t-il renchéri, l’Algérie estime qu'il est temps pour la Palestine, Etat observateur de l’ONU, d’accéder au rang d'Etat souverain dans ses frontières reconnues de juin 1967 avec El Qods comme capitale. 

S'exprimant sur le Mali, M. LAMAMRA a salué la coopération entre ‘l'ONU, 
l'Union africaine, la Cedeao, les pays du Champ et les autres partenaires, qui a permis le déploiement de la MINUSMA dans ce pays du Sahel depuis juillet dernier, ainsi que la tenue d’élections présidentielles. 

L’Algérie, qui partage des relations séculaires avec le Mali, a-t-il poursuivi, assure ce pays voisin ''de la constance de sa solidarité agissante qu'atteste son appui multiforme, y compris dans le domaine de l’assistance militaire bilatérale ainsi que dans l’accueil sur son territoire de milliers de réfugiés maliens et d'autres pays du Sahel'', a-t-il précisé. 

Par ailleurs, le chef de la diplomatie algérienne a déploré le phénomène de l'islamophobie ''qui tend à assimiler l'islam au terrorisme''. 

Ce qui constitue, a-t-il poursuivi, un autre défi pour les pays musulmans confrontés au problème de l'instrumentalisation de la religion à des fins politiques. 

C'est dans ce sens qu'il a considéré que l’efficacité et la visibilité de l'Observatoire de l'islamophobie de l'OCI gagneraient à être renforcées dans les domaines de la prévention et la lutte contre l'islamophobie et ses manifestations 
insidieuses.